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SERVOX, au service… de pas grand monde, finalement!

Vendredi le 20 janvier 2012 par Natacha Dubey

Au CHUM, les patients sont loin d’être la priorité. Le système SERVOX avec messagers en fonction au site Notre-Dame depuis un peu plus d’un an et au site Saint-luc depuis le 16 janvier nous en fait une autre lamentable preuve. Pour sauver des dollars, on sacrifie sans hésiter leur confort, et le respect qui leur est dû.

Si nous remontons un peu dans le temps, avant SERVOX, on se rappellera que les messagers se présentaient sur l’unité, avec le moyen de transport nécessaire et en bon état. Ils attendaient que l’on ait installé le patient sur la chaise ou la civière et amenaient immédiatement le patient au lieu de son rendez-vous. Les patients ne se sentaient pas abandonnés dans un corridor, dans l’attente que  »quelqu’un » vienne les chercher. En fait s’il y avait attente c’était du côté des messagers qui devaient attendre que le patient soit prêt. Avec SERVOX et le système de messagers ce sont les patients qui attendent. À titre d’exemple, vendredi le 6 janvier, alors que 4 messagers n’étaient pas remplacés, la liste
d’attente pour le transport a atteint 21 patients pour un délai d’attente allant jusqu’à 35 minutes.

Depuis l’arrivée de SERVOX, il en est tout autrement. On assiste à une véritable mascarade, où les patients se ramassent pilés au poste, à attendre leurs messagers. Ils se ramassent à être installés sur leurs chaises et civières souvent sans savoir où ils sont attendus. Cela crée beaucoup d’insécurité et d’insatisfaction parmi les patients et leurs familles.

Avant, les messagers pouvaient rendre de petits services, comme d’apporter des labos ‘’en passant’’. Ce qui n’est plus possible présentement, car le système SERVOX fonctionne de manière à ce que chaque course soit distincte, et qu’un nouveau messager doive être appelé pour toute nouvelle demande.

Les problèmes collatéraux causés par cette nouvelle méthode de fonctionnement sont nombreux. Le poste des départements ressemble maintenant à un stationnement, où sont placés parfois plusieurs patients en attente. La circulation y est parfois rendue difficile et on doit souvent déplacer des patients pour passer avec d’autres, ce qui augmente les risques de blessures et d’accidents. La confidentialité en prend aussi un coup, car c’est au poste qu’il se dit le plus d’informations sur les patients.

Comme on est passés d’un système ou un humain discutait avec un autre humain, à un système téléphonique informatisé, les erreurs de demandes de transport se sont multipliées. Mauvaise destination, nombre de messagers incorrect, patient installé dans le mauvais moyen de transport, mauvais patient, etc. Non seulement on fait travailler des messagers ou des préposés pour rien, mais cela contribue aussi à créer une perte de confiance des patients.

Les priorités devraient sérieusement être repensées. Si nous travaillons dans un milieu hospitalier, c’est parce que nous avons à cœur de faire cette petite différence, qui améliorera la qualité de vie de nos patients. Tant qu’à réorganiser, faisons-le comme du monde!

La proposition du syndicat est une centrale de brancarderie avec ou sans servox occupé par des salariés dont le titre d’emploi est un titre fusionné brancardier-PAB. Par cette proposition en aucun temps le patient attend puisque le transfert se fait directement à la chambre donc zéro minutes d’attente pour celui-ci . Sur les étages aussi, la reclassification des messagers ou des brancardiers en PAB-brancardiers, partout dans le CHUM pourrait être un gro plus. Le but à atteindre, selon le SECHUM, serait d’arriver à un mode de fonctionnement où les brancardiers-PAB, pourraient aider les PAB de l’étage à installer les patients pour leurs examens ou pour leur retour dans la chambre.
Pour les PAB des étages, cela représenterait une diminution de leurs charges de travail qui est trop lourde.

Notre proposition syndicale est la bonne solution . Et nous nous activerons à en faire la démonstration jusqu’à ce qu’elle soit adoptée!!

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