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Archives: état de situation des 21 postes coupés

Vendredi le 20 janvier 2012 par Michelle Maziade

Le personnel des archives vit actuellement une réorganisation de service due à l’évolution des technologies. La numérisation des dossiers médicaux vient modifier radicalement les façons de faire de ce service ne serait-ce que par la diminution des traditionnels dossiers papiers ce qui amène à la disparition de certaines tâches comme le classement des rapports et notes aux dossiers médicaux. Il s’agit donc d’un transfert de responsabilité qui relevait de la voûte vers la numérisation mais toujours dans le service des archives.

Devant l’hécatombe que cette réorganisation pourrait engendrer, il y a eu entente entre le patronat et le syndicat en novembre 2009 de réserver 21 des 42 postes de AA4 créés au nouveau du service de numérisation afin d’éviter une vague de supplantation sans précédent dans le secteur bureau. Il y a eu douze personnes qui ont utilisé ce corridor pour éviter cette procédure.

Malgré le fait que douze personnes aient accepté de transférer en numérisation, le besoin du service fait en sorte que l’employeur évalue à 21 le nombre de postes à temps complet à abolir sur les trois sites du CHUM. Les coupures de postes seront faites graduellement,  en fonction de la baisse d’activité (dossier papier) dans le service mais ne pourra dépasser la date butoir qui est le 1er avril 2012 soit, la nouvelle année financière.

Depuis l’automne dernier, il y a deux départs à la retraite qui se sont officialisées, il y a eu aussi deux mutations volontaires lors du dernier affichage du mois de décembre ce qui ramène le total à 17 postes à couper.

En vu de préparer le terrain pour la supplantation, j’ai constaté rapidement que les postes où le personnel coupé pourrait supplanter sont quasi inexistant. Les postes de AA4 au CHUM  ne sont pas légion et la règle de supplantation dans la convention locale[1] fait en sorte qu’une bonne partie du groupe des 17 se retrouve face au mur.

L’importance de la formation

J’ai demandé à l’employeur s’il était possible de donner des plages horaires aux personnes coupées pour pratiquer leurs notions informatiques telles que Windows. L’employeur a fait mieux, en plus des plages horaire, il a trouvé une personne ressource pour donner une petite base sur le logiciel Word mais l’expérience n’a pas été concluante pour la pratique autonome mais a mis en évidence un autre besoin criant.

Il fallait donc passer par le volet formation. Les relations de travail, avec le service de dotation, ont mis sur pied un programme d’employabilité avec entrevues individuelles afin d’évaluer le besoin en formation des titulaire des postes à couper tout en tenant des séances tests de groupe.  Il y a dix personnes qui ont participé au programme de formation de 12 heures qui donne accès à une notion de Windows, Excel de base et de gestion documentaire. Ces outils devraient les aider à postuler dans le secteur bureau lors du prochain affichage prévu en janvier.

Évitons un cul de sac

Cependant,  quelques uns d’entre eux n’ont pas de diplôme secondaire, ni connaissance de Windows (condition minimale pour le secteur
bureau). Si certaines personnes ont pris leur courage à deux mains et compléter leur équivalent du secondaire, d’autre par contre sont en plein désarroi.

Il faut comprendre que ces personnes, lorsqu’elles sont entrées en fonction dans le service des archives voici plus de 15-20 ans, faisait partie d’un syndicat de type industriel où nous étions tous dans la même unité d’accréditation. Historiquement et physiquement, ces gens ont plus d’affinités avec le secteur de l’entretien ménager ou la production alimentaire qu’avec le secteur bureau (ils viennent des voûtes des archives au sous-sol) mais ils ne peuvent faire valoir leur ancienneté dans cette unité en vertu de la convention locale.

C’est en 2005, que la loi 30 du gouvernement libéral a éclaté notre syndicat industriel en deux unités d’accréditations distinctes. Ces gens sont à quelques années de leur retraite et n’ont aucune affinité avec les nouvelles technologies. La loi 30 leur a imposé le secteur bureau comme unité de négociation et aujourd’hui ils sont pris en souricière.

La seule solution pour ce groupe restreint de travailleur (au maximum, 5 personnes), est de leur permettre, exceptionnellement, de postuler dans la catégorie PAM avec leur ancienneté. Pour ce faire l’employeur va déposer une entente qui sera présentée pour adoption lors de la tenue du prochain conseil syndical le 6 février prochain[2].

Postes de sursis

Nous avons eu la visite du ministre Bolduc cet automne qui venait visiter le nouveau service de numérisation. En passant, il a donné le mandat à la chef de service, Mme Bonneau, de procéder à la numérisation des dossiers antérieurs dans un projet temporaire. Ce projet se concentrera sur les patients hospitalisés via l’urgence de St-Luc où dans chacun des cas, ce sera les trois dossiers CHUM du dit patient qui sera numérisé.

Tout un contrat quand on sait que les anciens dossiers n’ont aucun code barre sur leur paperasse, rapports, notes au dossier, etc. Sans oublier du format de certains rapport (comme les ECG) qui risque de donner du fil à retorde au processus. Bref il y a tout un travail de préparation à la numérisation qui s’amène. Le budget alloué par le ministère permettrait de placer une personne par site pour la préparation des dossiers et
2 personnes à la numérisation pour finaliser le processus.

Il y aurait donc 5 postes qui permettraient un temps de sursis pour ceux qui ne désirent pas quitter les archives. Cependant, nous ignorons combien de temps ce projet tiendra la route, est-ce pour 6 mois, 1 an ? Comme le nom le dit c’est un projet, donc aucune assurance sur la durabilité de la chose mais cela permet quand même de gagner du temps pour voir évoluer les affaires.

Ce dossier est donc encore et toujours d’actualité et ce jusqu’au mois d’avril, date prévue de la fin des compilations, tri et classement des dossiers papier. D’ici là, il y aura deux affichages pour le secteur bureau (janvier et mars) et un pour le secteur PAM (mars).  En attendant, le club des 21 coupées est devenu celui des 17 et gageons que ce nombre diminuera afin de minimaliser l’impact qu’implique la supplantation en tant que tel. - Dossier à suivre.


[1]Lorsqu’on supplante, on doit répondre aux exigences normales de la tâche, donc les postes exigeant moins de trois jours d’orientation seulement seront considérés.

[2] Voir article intitulé : Mouvement inter-catégorie : une question à 100 000$

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