Dans les rapports que le syndicat entretient avec la partie patronale on se demande souvent sur quel pied danser. Parfois, dans certains dossiers, les négociations vont bon train et on solutionne les problèmes… et les irritants pour le bénéfice de tous. Mais dans d’autres cas, on se heurte à des positions bornées qui, souvent, pénalise la clientèle.
C’est le cas des coupures de postes des PAB affectés aux ECG les soirs et les fins de semaine, coupures effectués durant le mois de mars 2011. On se souvient que le syndicat et de nombreux autres intervenants ont manifesté leur désaccord face à cette mesure de restructuration budgétaire. Une pétition de 1 200 noms, incluant des médecins, urologues et cardiologues, fut déposée au Conseil d’Administration du CHUM pour que la partie patronale révise sa position et prenne les mesures appropriées. – Quels étaient nos arguments ?
1) Banalisation d’un examen qui est important;
2) Perte de l’expertise des gens habitués à faire régulièrement les ECG;
3) Le manque d’orientation et de directives claires sur qui devrait effectuer ces ECG suite aux coupures.
Le syndicat déposa également une demande de reclassification pour tous les PAB affectés exclusivement aux ECG car nulle part dans la nomenclature du titre d’emploi de PAB il est indiqué que ceux-ci peuvent effectuer des tâches techniques à l’aide d’un appareil technique.
Après quatre mois, quel est le bilan? – Réponse : NÉGATIF !
1) Formation déficiente pour les PAB qui ont à effectuer ponctuellement des ECG tout en maintenant leurs tâches quotidiennes déjà lourdement hypothéquées;
2) Inquiétude de la clientèle lorsqu’elle s’aperçoit que ces PAB ne sont pas aptes à faire l’examen. Cette problématique est surtout due à un manque de formation et de pratique. Régulièrement, ces PAB vivent ce malaise et parfois se font directement interpeller : « Savez-vous ce que vous faites? « ;
3) Perte d’une expertise où les gens habitués à faire les ECG pouvaient détecter des anomalies potentielles et en faire mention rapidement au médecin ou au cardiologue;
4) Des examens prennent régulièrement le chemin de la poubelle et doivent être refaits, ce qui incommode la clientèle tout en créant un climat d’insécurité : « Pourquoi refaites-vous cet examen? « , « Avez-vous détecté une maladie grave? « , « Ma vie est-elle en danger? » Que répondre à de telles questions des bénéficiaires.
Notre position demeure la même : la partie patronale doit refaire ses devoirs et trouver d’autres solutions que ces coupures drastiques sous prétexte que le volume d’ECG le soir et la fin de semaine ne justifierait pas le maintien de ces postes. Plutôt que ces coupures draconiennes, des solutions adéquates sont envisageables pour le maintien de la qualité de nos services.
Mais l’employeur fait la sourde oreille et refuse d’entreprendre une démarche avec le syndicat afin de trouver des solutions qui ne pénaliseraient pas la clientèle. Un dossier à suivre, surtout en septembre où on va continuer à marteler à la partie patronale nos revendications syndicales. ♦